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mercredi 20 novembre 2019
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L’intellectuel béninois, Albert Tévoédjrè, a tiré sa révérence

Albert Tévoédjrè est mort ce mercredi 6 novembre. Homme de culture, l’ancien fonctionnaire du Bureau international du travail (BIT) aura été un témoin et acteur de tous les grands épisodes de la vie politique dahoméenne et béninoise. Albert Tévoédjrè a tout connu : les années d’indépendance, la révolution et le renouveau démocratique.

En 1989 déjà, lors d’un colloque international qu’il organisait à Porto-Novo, il réclamait au pouvoir marxiste de l’époque une ouverture démocratique. Un an plus tard, en février 1990, et sous la pression, Mathieu Kérékou convoquait la conférence nationale. Albert Tévoédjrè, désigné rapporteur, présentera les conclusions dans un style flamboyant et osé. C’est de cette tribune qu’il lance sa célèbre formule, « nous avons vaincu la fatalité ».

Le fonctionnaire international était aussi un laboratoire d’idées et de projets. Ce qui fait qu’il est parfois assimilé à un rêveur. Il disait rêvé grand pour son pays et l’Afrique. Il s’était présenté en 1991 à l’élection présidentielle. Sans succès. En politique, il était redoutable et pouvait rendre des coups.

En 1996, Albert Tévoédjrè était allé chercher dans sa retraite l’ancien président marxiste, Mathieu Kérékou, pour battre Nicéphore Soglo. Malgré son âge, il ne s’était jamais vraiment retiré de la vie publique. Trois verbes le résument : servir, exister et compter.




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