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samedi 20 avril 2024
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Salon international de l’agriculture de Paris : le coton et le cajou ivoiriens en séduction

Hormis l’exposition de produit sous les yeux des visiteurs, la participation du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) au 60e Salon international de l’agriculture de Paris, tenu du 24 février au 3 mars, a été marquée par une session de présentation des 2 filières. L’intérêt : susciter le désir chez des opérateurs économiques étrangers à investir dans ces produits agricoles phares de la Côte d’Ivoire. Notamment, leur transformation industrielle sur le sol ivoirien. Cet appel est devenu une tradition pour le CCA – l’organe de régulation –, qui ne manque presque aucun rendez-vous économique international pour un exposé sur le dynamisme des secteurs coton et noix de cajou.

Ce dimanche, jour 2 du Salon, c’est le directeur de la transformation au CCA qui s’est plié à la tâche. Les chiffres que Berthé Karim a présentés sur la filière coton renseignent sur sa valeur économique pour la Côte d’Ivoire. Le pays est 2e producteur africain. L’or blanc constitue son 4e produit agricole d’exportation. En 2022, la Côte d’Ivoire a produit 539.623 tonnes de coton graine et 225.389 tonnes de fibre. Ce qui correspond à plus de 20% de la production de l’Afrique de l’Ouest. Mais l’industrie de la 2e et 3e transformation attend des investissements pour prendre son plein envol. Les segments trituration, filature et tissage sont des champs propices aux affaires. Le besoin annuel en intrants, les engrais en particulier, est estimé à 60 milliards de francs CFA. Un marché porteur.

Berthé Karim, directeur de la transformation chez le régulateur ivoirien des filières coton & anacarde, a fait un exposé sur le dynamisme des 2 produits agricoles

Les noix de cajou présentent les mêmes atouts d’investissement. La Côte d’Ivoire en est 1er producteur et 1er exportateur mondial. Bien que le pays se classe 3e transformateur et 2e exportateur d’amandes, l’industrie locale de la transformation a besoin davantage d’investissements. D’ici à 2030, la Côte d’Ivoire vise la transformation de 50% au moins de sa production de noix brutes estimées à 1.220.393 tonnes en 2023. Pour l’atteinte de l’objectif, le pays s’est doté d’une batterie de mesures alléchantes. « La Côte d’Ivoire a conçu et mis en place un dispositif d’attraction pour que les investisseurs puissent venir y s’installer. Ces derniers trouveront dans le pays un dispositif qui leur permettra d’exploiter le coton et l’anacarde dans des conditions durables », a déclaré Berthé Karim. Le directeur de la transformation fait allusion aux zones agro-industrielles aménagées à Korhogo, Bondoukou et Séguéla. Ces espaces sont dotés d’infrastructures de base (électricité, eau, fibre optique, réseau de canalisation…) pour l’investissement industriel.

Des avantages fiscaux permettent de rentabiliser rapidement les mises. Berthé Karim a cité l’exonération de taxes sur les produits transformés localement. Pas de droits de douane sur les équipements et pièces détachées importés. Subvention de 400 francs CFA pour chaque kilogramme d’amandes blanches de cajou. De quoi orienter des investisseurs vers les filières coton et cajou, dont le directeur général affirme avoir établi des contacts fructueux dans les couloirs du SIA. « Nous avons eu des rencontres intéressantes qui pourront déboucher de façon concrète sur la transformation afin de nous permettre d’atteindre les objectifs que le président de la République nous a assignés, à savoir 50% du taux de transformation de la noix de cajou à l’horizon 2030. Cet objectif sera réalisé, au regard de la progression de cette transformation », a assuré Adama Coulibaly.    

OSSÈNE OUATTARA




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