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vendredi 9 décembre 2022
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Abidjan, capitale mondiale de la lutte contre la désertification

Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification

La capitale économique ivoirienne accueille depuis ce lundi 9 mai la Conférence des parties ou COP15 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Le thème « Terre. La vie. Héritage : de la rareté à la prospérité » met l’accent sur la durabilité des terres pour les générations présentes et futures. Plusieurs chefs d’État ont fait le déplacement.

La CNULCD souhaite que ce rendez-vous débouche sur des actions concrètes, afin que « la terre, qui est notre source de vie sur cette planète, continue de profiter aux générations présentes et futures ». La grave question de la sécheresse sera abordée en priorité, ainsi que les dégâts de l’agriculture sur les terres et la forêt. Sur ce point, comme sur d’autres, le pays organisateur entend obtenir des avancées, y compris pour lui-même.

Selon e Premier ministre de Côte d’Ivoire, Patrick Achi, l’énorme travail effectué dans le cadre de l’organisation de la COP15 contribuera au rayonnement et au leadership de la Côte d’Ivoire. « C’est un grand honneur que la Côte d’Ivoire ait été le pays hôte de cet évènement, dont le précédent était en Inde », a-t-il affirmé. Le président Alassane Ouattara a présenté les grands axes des questions qui touchent la terre et également du programme spécifique à la Côte d’Ivoire et de ses ambitions.

Agriculture durable, agroforesterie, reboisement intensif. Le gouvernement ivoirien se dit « résolument engagé » à multiplier les initiatives pour éviter, réduire et inverser la dégradation des terres et atténuer les effets de la sécheresse pour un avenir prospère.

Avec près du quart du PIB et plus de 75% des exportations, l’agriculture constitue un pilier majeur de l’économie ivoirienne. Principal moyen de subsistance de deux tiers des ménages ivoiriens, l’agriculture emploie près de 70% de la population active.

Pour un cacao « ami » de la forêt

Si le cacao est le principal moteur de la croissance économique du pays, il est aussi, reconnaît le gouvernement ivoirien, « un des fossoyeurs de la forêt ». Le premier pays producteur de cacao est donc bien décidé à concilier agriculture et reboisement de la forêt.

Pour l’État ivoirien, l’atteinte de cet objectif passe par la mise en œuvre d’un système agroforestier qui permet d’associer aux cacaoyers la culture des arbres. Cette pratique culturale transforme le paysage en le rendant plus résilient à la sécheresse et aux changements climatiques.

La désertification, au-delà des enjeux liés à la sécheresse et à la restauration des terres, soulève des questions de migrations internationales, de régimes fonciers, ou encore de genre. Afin d’aborder efficacement ces thématiques, la COP15 mobilise des États et des grandes organisations internationales, des entreprises, des instituts de recherche et la société civile. « Nous ne pouvons pas arrêter la crise climatique aujourd’hui, la perte de biodiversité demain et la dégradation des terres après-demain », rappelle Ibrahim Thiaw, le secrétaire exécutif de la CNULCD.

La COP15 ferme ses porte vendredi 20 mai.

OSSÈNE OUATTARA




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