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jeudi 20 juin 2024
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L’organisation ouest-africaine des interprofessions du coton voit le jour à Abidjan

À l’exception du Sénégal et du Togo qui n’en disposent pas encore, les interprofessions du coton des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont donné naissance à leur faîtière : ORIC-UEMOA [Organisation régionale des interprofessions de la filière coton des États membres de l’UEMOA]. C’est à l’issue d’une Assemblée générale tenue à Abidjan, mardi 21 mars 2023.

L’ORIC est une impulsion de l’UEMOA. « Cet espace est la principale zone cotonnière en Afrique subsaharienne avec 76% de la production et se classe 5e rang mondial au niveau des exportations. L’or blanc reste donc une filière stratégique pour le développement économique et social de ses États membres », a justifié Diasso Gustave, le représentant en Côte d’Ivoire de la Commission de l’UEMOA. Ajoutant que « c’est en prenant la pleine mesure de ces enjeux que le coton a été retenu parmi les 5 filières agricoles prioritaires à promouvoir dans le cadre de la politique agricole l’Union adoptée en 2001 (…). Et c’est pourquoi la Commission met en œuvre l’Agenda pour la compétitivité de la filière coton-textile de l’UEMOA adopté en 2003 dont la vision est la transformation de 25% de la production annuelle de fibre de coton ». Pour l’atteinte de cet objectif, il faut une approche participative régionale. Notamment la mise en place d’un cadre de concertation des acteurs. En particulier les organisations professionnelles.

La naissance de l’ORIC-UEMOA est donc la concrétisation d’une idée qui a fait son petit bonhomme de chemin. Des facteurs endogènes et exogènes avaient retardé sa mise sur pied. « Depuis l’atelier de Ouagadoudou en mars 2019 où les bases ont été jetées en faveur de la création d’une faîtière régionale des interprofessions de la filière coton, ceci sous l’impulsion de la Commission de l’UEMOA, le travail du comité ad hoc de préparation a souffert du contexte socioéconomique, politique et sanitaire qui prévaut encore sur le continent africain et dans le monde entier. Il s’agit de la crise sanitaire Covid-19 qui n’a pas permis les rencontres en présentiel, le conflit russo-ukrainien qui a occasionné la cherté des intrants agricoles, et les troubles politiques au Burkina Faso qui n’ont pas été favorables à la tenue de cette rencontre à Ouagadoudou », a rappelé le président du comité ad hoc, Adjovi Matthieu Vincent. Ce président de l’Association interprofessionnelle du coton du Bénin (AIC) a été porté à la tête de la nouvelle structure, au terme de l’Assemblée générale ouverte par le ministre ivoirien de l’Agriculture et du développement, Kobenan Adjoumani.

Adjovi Matthieu Vincent, président de l’Association interprofessionnelle du coton du Bénin, a été porté à la tête de l’ORIC-UEMOA

Abidjan a été désigné pour abriter le siège de l’ORIC. L’organisation entend être un cadre d’échanges et de concertation sur les questions d’intérêt régional touchant le secteur de l’or blanc. Le tout premier défi auquel elle fera face est la gestion du jasside Amrasca biguttula. Cet insecte a causé des ravages dans les champs en Afrique de l’Ouest pendant la campagne cotonnière 2022-2023. Ce qui a occasionné une baisse significative de la production.         

OSSÈNE OUATTARA




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