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samedi 20 avril 2024
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Production cotonnière et sécurité alimentaire chez les agriculteurs ivoiriens : l’INTERCOTON partage son modèle au SIA 2024

Koné Kassoum, trésorier général de l’INTERCOTON, expliquant la stratégie de l’organisation pour assurer la sécurité alimentaire dans les zones de production en Côte d’Ivoire

Au Salon international de l’agriculture de Paris (SIA) qui s’est déroulé du 24 février au 3 mars, l’INTERCOTON (Organisation interprofessionnelle agricole de la filière coton de Côte d’Ivoire) a organisé des rencontres d’affaires. Outre la recherche de partenariats par le biais de séances business to business (BtoB), l’objectif est de mieux faire connaître le coton ivoirien et les activités entreprises par sa faîtière en vue du bien-être des producteurs. C’est dans ce cadre que le trésorier général de l’INTERCOTON a animé une réunion qui a mis en exergue l’impact positif de la culture du coton sur la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.

Avec Koné Kassoum, le public a appris que l’INTERCOTON oriente également les producteurs ivoiriens d’or blanc vers l’agriculture de subsistance. De sorte qu’ils aient de quoi se nourrir. Ce serait en effet une aberration si l’argent issu de la vente de leur coton allait dans l’achat de produits alimentaires. En lieu et place d’autres besoins comme les dépenses de santé, la scolarité des enfants. Ce qui enfermerait les producteurs dans un cercle de pauvreté et de dépendance. Réalité malheureuse commune à la plupart des paysans qui s’adonnent aux cultures de rente d’exportation. L’INTERCOTON l’évite à ses membres, selon Koné Kassoum. Expliquant que la stratégie de l’organisation consiste, lors des semis de graines de coton, à fournir des engrais à chaque paysan pour la production également de produits vivriers. Les quantités d’intrants à recevoir sont attelées à la taille de la parcelle de coton. « Un hectare de coton semé donne droit entre 50 et 100 kilogrammes d’engrais pour les cultures vivrières », a-t-il déclaré.

Silué Siontiamma Jean-Baptiste, directeur exécutif de l’organisation interprofessionnelle de la filière coton de Côte d’Ivoire

La méthode semble avoir reçu l’adhésion des concernés. Chaque année, depuis 3 ans, ce sont plus de 500.000 hectares que les producteurs de coton couvrent de céréales ou de féculents : riz, maïs, mil, sorgho, igname, patate, arachide. Ou encore de légumes : piment, aubergine, gombo, etc. Les superficies occupées par ces produits de subsistance dépassent même celles réservées au coton.

Depuis 2021, ce soutien de l’INTERCOTON à la sécurité alimentaire, en fournissant aux agriculteurs les engrais nécessaires sous forme de prêt, lui a coûté 18 milliards de francs CFA.

La Côte d’Ivoire est le 2e producteur africain de coton. L’or blanc constitue son 4e produit agricole d’exportation. En 2022, le pays a produit 539.623 tonnes de coton graine et 225.389 tonnes de fibre. Ce qui correspond à plus de 20% de la production de l’Afrique de l’Ouest, selon Berthé Karim, directeur de la transformation chez le régulateur des filières coton et cajou : le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA).    

OSSÈNE OUATTARA




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