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vendredi 23 février 2024
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La filière cajou enregistre une nouvelle grande usine de transformation

Le ministre ivoirien de l’Agriculture (en bleu) dans l’usine AFCOTT Cashew, après son inauguration ce lundi 8 janvier 2024

C’est un autre pas vers plus de transformation de ses noix brutes de cajou que la Côte d’Ivoire, 1er pays producteur, a posé ce lundi 8 janvier 2024, avec l’inauguration  de l’usine AFCOTT Cashew du singapourien Kewalram Chanrai Group. L’unité est située à Loukoukro, à une vingtaine de kilomètres de Yamoussoukro (la capitale politique), dans le Centre du pays, à équidistance des grandes zones de production. « Avec cet investissement de 20 millions de dollars, soit plus de 10 milliards de francs CFA, nous avons mis sur pied une installation pour impacter positivement le secteur cajou en Côte d’Ivoire », a relevé Fadiga Youssouf, responsable achat de l’entreprise. Ajoutant qu’avec une capacité de transformation de 20.000 tonnes par an dans ses premières années de fonctionnement, le potentiel de l’unité industrielle sera porté à 50.000 tonnes en 2027. Mais elle ne produira que 4.000 tonnes d’amandes cette année 2024.

Pour le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), AFCOTT Cashew est la matérialisation de la confiance des investisseurs à la Côte d’Ivoire. Cette usine vient s’ajouter aux 4 plateformes industrielles dédiées aux activités de transformation du cajou initiées par le CCA, et soutenu financièrement par la Banque mondiale. « Avec toute l’ambition que nous avons à travers l’aménagement des zones agro-industrielles, l’objectif de transformer 50% de notre production d’ici à 2030 que le gouvernement a assigné au Conseil du coton et de l’anacarde sera atteint », a souligné Adama Coulibaly.

En 2023, le pays n’a transformé que 22% de sa production de noix brutes estimées par le régulateur à plus de 1,028 million de tonnes. Avec les usines en construction un peu partout sur le territoire, au moins 100.000 tonnes supplémentaires de capacité de transformation devraient s’ajouter en 2024. Ce qui aura pour conséquence de résorber un peu le chômage. À titre de comparaison, 1.250 personnes constituées de femmes à 80% travaillent dans la nouvelle usine du groupe singapourien, a indiqué Fadiga Youssouf.

L’anacarde constitue le 2e produit agricole d’exportation de la Côte d’Ivoire après le cacao. La filière contribue entre 8 et 9 % du PIB, selon Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture.

OSSÈNE OUATTARA




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