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mercredi 2 décembre 2020
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L’intensification des événements météorologiques extrêmes menace les plus vulnérables en Afrique, alerte Greenpeace

Un récent rapport scientifique de Greenpeace révèle que les événements météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les inondations et les pluies intenses augmentent en intensité, en fréquence et en gravité dans de nombreuses régions d’Afrique, menaçant gravement la santé humaine, la sécurité alimentaire, la paix, et la biodiversité.

Le climat en Afrique subsaharienne est devenu plus extrême et imprévisible au 21e siècle. Une tendance qui va devenir plus prononcée dans les décennies à venir, selon les scientifiques du climat. C’est la principale conclusion du rapport détaillé publié aujourd’hui par Greenpeace Afrique et l’unité scientifique de Greenpeace. Le rapport explore la relation entre les événements météorologiques extrêmes et le changement climatique en Afrique. Il fait un état des lieux des données scientifiques disponibles sur la façon dont la crise climatique devient incontrôlable sur le continent africain, notamment à travers des vagues de chaleur extrêmes irrégulières, des inondations, des sécheresses et des cyclones d’une ampleur sans précédent. Les problèmes liés au climat peuvent souvent être ressentis de manière disproportionnée dans les communautés les plus pauvres car elles sont les moins équipées pour faire face aux changements et s’y adapter.

« La science montre qu’il n’y a pas grand chose de naturel dans les catastrophes qui frappent notre continent. Une crise d’origine humaine nécessite une solution d’origine humaine. L’Afrique est le berceau de l’humanité et elle sera le berceau de l’action climatique pour notre avenir. Ce ne sont pas des prières et des sacs de riz et de maïs distribués après une catastrophe qui assureront Lla santé, la sécurité, la paix et la justice. Seul celui qui protège n’a pas de malheur – et les dirigeants africains doivent déclarer une urgence climatique pour protéger notre avenir commun », a déclaré Melita Steele, directrice du programme de Greenpeace Afrique.

Selon Ndoni Mcunu, climatologue, fondatrice de Black Women in Science et co-auteur du rapport, « il faut mieux intégrer les connaissances autochtones dans les preuves scientifiques des événements météorologiques extrêmes en Afrique. Les pays africains doivent être davantage impliqués dans les décisions relatives au développement de nouvelles bases de données et de nouveaux modèles plutôt que d’être dépendants de pays extérieurs à l’Afrique. Cela garantira une meilleure communication, une meilleure planification et capacité à anticiper les évènements météorologiques extrêmes futurs. L’accès à l’information doit être assuré au niveau communautaire ».

Pour Hindou Oumarou Ibrahim, directrice de l’Association des femmes peules et peuples autochtones du Tchad, « au cours des 50 dernières années, nous avons déjà connu un réchauffement de 1,5° C, bien au-dessus de la moyenne mondiale. Au Sahel, le changement climatique a détruit nos cultures, nos maisons et déchiré les familles par la migration forcée. Mais l’Afrique n’est pas seulement le théâtre des pires impacts climatiques à venir; c’est un continent de millions de citoyens déterminés à arrêter le changement climatique et à s’éloigner des énergies fossiles, qui se lèveront pour protéger nos forêts et notre biodiversité de l’agriculture industrielle ».




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