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mercredi 20 novembre 2019
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Les ambitions climatiques des villes et des collectivités territoriales africaines ont été annoncées à Accra

Deux mille représentants de villes, de collectivités locales et territoriales et d’acteurs non étatiques africains se sont réunis, du 16 au 18 octobre 2019 à Accra, pour le 2ème Sommet Climate Chance Africa sur le changement climatique. En ouverture de la rencontre, s’est tenue la Conférence de la Convention des Maires d’Afrique subsaharienne (CoM SSA) qui avait pour thème « Vers l’institutionnalisation de l’action pour le climat au niveau local et l’accès au financement ». Cette Conférence a été inaugurée par Hajja Alima Mahama, ministre des Collectivités locales et du développement rural du Ghana.

L’initiative CoM SSA utilise une approche ascendante initiée par les bailleurs de fonds de l’Union Européenne, qui mobilise les acteurs locaux pour un accès durable à l’énergie afin d’élaborer et mettre en œuvre des plans d’action pour le climat. Les objectifs de la conférence étaient d’inspirer et de permettre aux décideurs politiques, aux bailleurs de fonds, aux collectivités territoriales, et aux acteurs-clés impliqués dans la mise en œuvre de la CoM SSA d’accélérer le rythme et l’ampleur du changement transformationnel et de la mobilisation des villes. La contribution et la participation des associations nationales et des organisations de la société civile est de ce fait essentielle pour accélérer les actions sur le terrain.

Jean-Pierre Elong-Mbassi, secrétaire général de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), qui a présidé l’ouverture des travaux de la première journée, a adressé quatre messages clés pour la Conférence: corriger le déséquilibre dans le financement de l’adaptation au climat pour permettre à l’Afrique de réaliser des plans d’action climat ambitieux ; le Ghana se positionnera en tant que plaque tournante pour le climat en Afrique ; le Sommet Climate Chance Afrique deviendra la conférence de préparation des COP représentant les villes, les collectivités locales et les acteurs non étatiques en Afrique pour formuler et livrer leurs messages au niveau international ; œuvrer pleinement pour que la finance climat soit accessible au niveau local.

Le 17 octobre Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana, a officiellement inauguré le Sommet en présence de John Kuffour, ancien chef de l’État. Le président ghanéen a souligné qu’en « Afrique, nous souffrons le plus, car nos économies sont faibles et sont plus sensibles aux effets du changement climatique et notre capacité à faire face à ses dégâts est faible ». Il a en outre déclaré que « l’Afrique est la région du monde où l’accès à l’énergie est le plus faible et qui est la moins équipée pour faire face aux phénomènes climatiques extrêmes provoqués par le changement climatique »Nana Akufo-Addo a mis en exergue le travail de la CoM SSA au cours des 4 dernières années pour établir les avantages de cette initiative pour les villes et les municipalités.

À la cérémonie de clôture, le 18 octobre, la ministre Hajia Alima Mahama a appelé à la création d’une fenêtre de financement dédiée permettant aux autorités locales de mettre en œuvre leurs plans d’action prioritaires en matière de changement climatique. « Le déséquilibre entre les mesures d’atténuation représente un effort de plus de 600 milliards de dollars de la part de la communauté internationale, contre 200 milliards pour l’adaptation. Un déséquilibre auquel il convient de remédier », a-t-elle souligné. La Déclaration lue par Bismark Baisie Nkum, président de NALAG, l’Association des collectivités locales du Ghana, a également souligné, en tant que recommandation-clé.




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