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vendredi 27 janvier 2023
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Expertise France arme les acteurs de passation des marchés contre la corruption

Séance de formation à Abidjan des membres des cellules de passation des marchés des ministères, des agents de la direction générale des marchés publics et ceux de l’ANRMP sur les moyens préventifs de lutte contre la fraude et la corruption

Depuis lundi 28 novembre et ce, jusqu’à ce mercredi, les acteurs de passation des marchés sont à l’école d’Expertise France en vue de se former sur les moyens de lutte contre la fraude et la corruption. Selon Moro Nicaise, vice-président du conseil de régulation à l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), le nombre de marchés passés en Côte d’Ivoire en 2021 est de 5.465 pour un montant de 1.000 milliards de francs CFA. Au regard de ces chiffres, les tentations peuvent être grandes.

Selon la Banque mondiale et l’Union africaine, la corruption coûte 148 milliards de dollars à l’Afrique. À l’échelle du monde, le montant des pots-de-vin échangés lors de passation de marchés publics varierait entre 390 et 400 milliards de dollars par an. Spécifiquement en Afrique subsaharienne, le mal se passe dans près de 70% des contrats de marchés publics. Ce qui a des répercussions négatives sur le coût final des projets. « Dans de tels cas, les pots-de-vin et autres transaction frauduleuses augmentent le coût des projets de 20 à 30% », relève Moro Nicaise. Ajoutant que la corruption crée souvent des « éléphants blancs ». C’est-à-dire des projets choisis non pas pour leur valeur économique avérée. Mais pour l’opportunité d’obtenir en retour des pots-de-vin.

Sans des mesures efficaces pour lutter contre le fléau, il peut considérablement réduire les ressources de l’État et occasionner son instabilité. L’ANRMP en est bien consciente. L’atelier de formation initié par Expertise France vient en complément des sessions déjà organisées en mars et avril 2022 par l’Autorité à l’intention de ses propres agents. Les objectifs demeurent les mêmes : outiller les membres des cellules de passation des marchés des ministères, les agents de la direction générale des marchés publics et ceux de l’ANRMP à pouvoir détecter, dans l’exercice de leur fonction, tout acte de fraude et de corruption dans les contrats de partenariat public-privé et les marchés publics.

OSSÈNE OUATTARA 




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