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dimanche 26 janvier 2020
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Au Libéria, les États-Unis obligent gouvernement et Opposition à des discussions

Des discussions entre le gouvernement du président libérien George Weah et l’Opposition ont permis de faire baisser la tension, après une mise en garde des États-Unis. Mais les pourparlers n’ont pas débouché sur un accord sur la tenue d’une grande manifestation prévue pour le 30 décembre. À l’approche de la manifestation, la tension était montée ces dernières semaines. Le pouvoir reprochait à l’Opposition d’appeler à « l’éviction inconstitutionnelle » du président Weah, qualifiant sa campagne de « crime de trahison, de terrorisme et de subversion ». L’Opposition, quant à elle, ne voyait « pas ce qu’il y a de mal à dire que le président doit démissionner » et maintenait son appel à manifester, malgré une interdiction décrétée par le pouvoir, faisant craindre des violences.

Sans déboucher sur un accord complet, la réunion, qui s’est tenue en présence de représentants des Nations unies et de la CEDEAO, a permis de rapprocher les points de vue. « Le Conseil des Patriotes a renoncé à toute campagne pour la démission du président Weah et a donné des gages supplémentaires pour que le rassemblement soit pacifique », a expliqué le ministre de la Justice. Il a qualifié cet engagement de « développement nouveau mais bienvenu ». « Nous avons très clairement dit (lors de la réunion) que nous voulions exercer notre droit à manifester. Ils nous ont demandé d’agir comme (lors de la précédente grande manifestation) le 7 juin, à savoir de manifester dans le calme. Nous avons répondu que s’il n’y a pas de provocation, la marche sera pacifique », a de son côté expliqué Henry Costa.

Un influent membre du Congrès américain avait mis en garde le gouvernement libérien. « Au regard de nos liens historiques avec le Libéria, le Congrès des États-Unis suivra de près la manifestation prévue le 30 décembre à Monrovia, et j’appelle le gouvernement du Libéria à respecter la liberté d’expression et de rassemblement des citoyens libériens », a déclaré dans un communiqué le représentant républicain, Chris Smith. Et d’ajouter : « Quiconque supprime ces droits fondamentaux, ou participe à des actes de corruption, pourrait très bien être visé par des sanctions ».

Le Conseil des Patriotes (COP) est un collectif composé de dizaines d’associations de la société civile, y compris de pans de la jeunesse ayant porté George Weah au pouvoir en janvier 2018. Il réclame depuis des mois une amélioration des conditions de vie de la population.




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