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samedi 16 octobre 2021
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Le vice-président de la Banque mondiale dans le Nord ivoirien pour s’assurer de l’exécution des projets financés

Ousmane Diagana à Korhogo, dans le Nord de Côte d’Ivoire, le 11 juillet 2021

Après la Guinée, Ousmane Diagana est en Côte d’Ivoire. Il s’est rendu à Korhogo, dans le Nord du pays, vaste zone de production des noix de cajou. Après l’octroi au pays en avril 2018 par la Banque mondiale de 107 milliards de francs CFA pour financer le développement de sa filière cajou à travers le Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeurs de l’anacarde (PPCA), son vice-président chargé de l’Afrique de l’Ouest et du Centre y était dimanche 11 juillet 2021 pour constater l’état d’évolution des projets.

Inauguré le 20 mai dernier par la ministre ivoirienne des Affaires étrangères, le laboratoire d’analyses spectrales des sols et des végétaux de Sinématiali, un chef-lieu département situé à quelques encablures de Korhogo (la grande ville du Nord), a accueilli le haut fonctionnaire de l’institution de Bretton Woods. Doté d’équipements de pointe, le fonctionnement du labo a été expliqué par Kouamé Christophe, directeur régional du Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF), un des partenaires. Il ressort que la dégradation des sols est à l’origine de la faible productivité agricole. Leur analyse physico-chimique à l’aide de spectroscopie à infrarouge et à rayon X est indispensable pour formuler des recommandations aux agriculteurs. Entre 80 et 100 échantillons de terres sont scannés par jour.

Pour Adama Coulibaly (patron du régulateur des filières coton et anacarde), la visite d’Ousmane Diagana dénote de l’importance des projets autour du cajou dans le portefeuille de la Banque Mondiale

Le vice-président de la Banque mondiale et sa délégation s’est ensuite rendu sur le chantier de la méga plateforme industrielle dédiée aux activités de transformation des noix brutes de cajou. Le directeur général de la filière, Adama Coulibaly, a instruit Ousmane Diagana sur chaque étape du processus. Les travaux ont un niveau d’exécution de 17%. Ils prendront fin dans 10 mois, au lieu de 12 mois initialement. D’un coût de 7,5 milliards de francs CFA, les installations occuperont une superficie de 28,7 hectares, dont 7 lots affectés à 4 usines de transformation d’une capacité totale comprise entre 60.000 et 80.000 tonnes l’an.

Dans sa phase opérationnelle, la plateforme emploiera au moins 5.000 personnes, notamment des femmes. Ce qui devrait réjouir la Banque mondiale dont le crédo est la lutte contre la pauvreté dans le monde. Prioritairement chez les femmes vivant en milieu rural. Si Ousmane Diagana s’est dit impressionné par les progrès de la Côte d’Ivoire dans le domaine de la production de la noix brute, il reconnaît que la valeur ajoutée et les emplois sont dans la transformation locale du produit. Nul doute qu’il va soumettre au Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods le prolongement du PPCA au-delà de 2023 (la fin du programme) pour que la Côte d’Ivoire poursuive la dynamique d’industrialisation de sa jeune filière cajou. À noter que la plateforme industrielle de Bondoukou est en construction depuis le 25 février 2021. Plus de 400.000 Ivoiriens vivent de la production et de la commercialisation de la noix de cajou.          

OSSÈNE OUATTARA




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