
Alors que la plupart des grands ensembles économiques du continent subissent les contrecoups des incertitudes mondiales de tous ordres, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prévoit une croissance de 6.7% en 2025. Contre 6.3% en 2024. L’inflation pourrait se situer autour de 3.0%. Soit en dessous des 3.5% en 2024. Ces chiffres ont été communiqués ce lundi 28 juillet 2025 à travers une note signée du président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop.
Cette embellie de l’activité économique trouve son explication dans la « vigueur des industries extractives » et de la « hausse attendue de la production de la campagne agricole 2024/2025 et de la poursuite de la décrue des prix des produits alimentaires et énergétiques importés », précise le document. Quant au déficit budgétaire global dans l’Union, il représenterait 3.7% du PIB. Cette projection est en lien avec le renforcement de la mobilisation des recettes (+14.2%), comparativement à la hausse des dépenses (+6.6%). Le taux de pression fiscale se situerait à 15%. Contre 14.3% en 2024.
Sur les 8 États de l’UEMOA, la consolidation budgétaire serait effective dans 5 à la date du 31 décembre 2025, prévient le président de la Commission, sans citer les noms de ces « bons élèves ». Relativement à la dette, le taux se situerait à 63.0%. Contre 64.8% en 2024, en dessous du plafond de 70% dans 6 États membres.
Selon la note d’Abdoulaye Diop, le déficit courant, au titre des échanges extérieurs, ressortirait à 3.5% du PIB en 2025. Soit moins des 5.9% en 2024. Cette baisse est due à une évolution favorable de la balance des biens. Les échanges intra-UEMOA représenteraient un peu plus de 16.0% des échanges totaux de l’Union.
OSSÈNE OUATTARA





















