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mardi 15 juin 2021
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La Côte d’Ivoire vise le marché américain pour vendre ses amandes de cajou

Des amandes de cajou en train d’être conditionnées au Centre d’innovations et des technologies de l’anacarde (CITA) à Yamoussoukro, le 1er octobre 2020

Lentement mais sûrement, la Côte d’Ivoire est en train de relever le défi de la transformation de ses noix brutes de cajou. Avec 100.000 tonnes de capacité de transformation additionnelle attendue cette année (selon le Conseil du coton et de l’anacarde), le pays, en plus de son rang de premier producteur de noix brutes, est également 3e transformateur du produit, après le Viet Nam et l’Inde.

Le nouveau problème, c’est de trouver des nouveaux débouchés (en dehors de l’Asie) pour les amandes produites sur le sol ivoirien. Les États-Unis, avec ses 332.915.000 habitants friands de snacks à base de cajou, pourraient faire l’affaire. Mais bien que vaste, le marché américain est le plus exigeant en matière de normes sanitaires relatives aux produits alimentaires. Un obstacle de taille que les responsables de la filière anacarde veulent lever en établissant un partenariat avec Ivory Cashew dirigé par l’Ivoirien Losséni Koné. Ce cabinet américain, spécialisé dans la certification et le commerce d’amandes de cajou de haute qualité, a la responsabilité de coacher les unités industrielles intervenant dans la transformation afin que ces dernières satisfassent aux normes des États-Unis sur la sécurité sanitaire des aliments.

Dans le cadre de ce programme, une délégation d’experts américains est en Côte d’Ivoire pour 2 semaines. Conduite par Nancy Scharlach, présidente et directrice technique de la Loi américaine sur la modernisation de la sécurité sanitaire des aliments (FSMA), elle va évaluer 15 usines et autres unités de transformation. C’est en fait un audit sur leurs capacités à exporter des amandes sur le marché des États-Unis. Au cours du lancement de ce programme, lundi 17 mai, à Yamoussoukro, la délégation a expliqué les différentes certifications qui donneront accès au marché américain et international, une fois que toutes les exigences en termes de salubrité alimentaire auront été satisfaites à l’issue des audits. Ce qui a amené le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) à dire que ce qui est en jeu, c’est la certification de la Côte d’Ivoire. « Nous voulons certifier la Côte d’Ivoire. C’est-à-dire toutes les unités de transformation du pays », a déclaré Adama Coulibaly.

Le patron de l’organe de régulation a invité à la ponctualité les responsables du premier lot de 15 usines qui seront visitées. À noter que Bob Bauer, président de l’Association des industries alimentaires des États-Unis (AFI) est intervenu par visioconférence.

OSSÈNE OUATTARA




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