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lundi 16 décembre 2019
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Grâce présidentielle pour l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall

Khalifa Sall est libre. En prison depuis 2 ans et demi, l’ex-maire de Dakar a été remis en liberté, dimanche 29 septembre 2019, à la faveur d’une décision présidentielle. Deux de ses collaborateurs, Mbaye Touré et Yaya Bodian, emprisonnés en même temps que lui, ont également bénéficié de la grâce présidentielle. 

Khalifa Sall avait été reconnu coupable par un tribunal de Dakar de « faux et usage de faux en écriture de commerce, faux et usage de faux dans des documents administratifs et escroquerie portant sur des deniers publics ».

Dès la nouvelle connue, ses partisans se sont massés devant la prison de Rebeuss, à Dakar, d’où l’ex-maire est sorti vers 20 heures. Ils ont ensuite accompagné son convoi à travers plusieurs quartiers de la capitale.

Khalifa Sall était surtout un rival politique, qui pouvait faire de l’ombre à la candidature du président Macky Sall. Ses ennuis judiciaires ont d’ailleurs débuté lorsque qu’il s’est désolidarisé de la coalition bâtie autour de l’actuel président sénégalais. Il a toujours considéré que ces poursuites visaient à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de février 2019.

Élu maire de Dakar en 2009 et 2014, puis député aux élections législatives en 2017, il n’avait pas pu siéger au Parlement. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2019 avait été rejetée par la justice en raison de sa condamnation judiciaire. Condamné à 5 ans d’emprisonnement, il aura effectué la moitié de sa peine. Il reste condamné au paiement d’une amende de 5 millions de francs CFA. S’il bénéficie d’une grâce, Khalifa Sall n’est pas pour autant amnistié.

L’amende qui lui a été infligée et sa condamnation ne sont pas effacées, ce qui ne lui permet en principe pas de recouvrer ses droits civils, notamment celui de se présenter à une élection.




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