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mardi 19 janvier 2021
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Comment améliorer les rendements agricoles ?

Un rapport d’étape publié par la Banque africaine de développement (BAD) souligne l’efficacité d’un programme de soutien à l’agriculture, mis en œuvre au Bénin depuis 2015. Le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines, le Papvire, a permis d’améliorer de façon significative les rendements des exploitations agricoles.

Le projet, engagé depuis 2015, est financé à hauteur de 24 millions de dollars par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, viala BAD. Il s’est fixé l’objectif d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de réduire la pauvreté des populations.

Le programme a notamment permis d’augmenter la productivité agricole sur plus de 24.000 hectares (80% des objectifs) dans le pays, avec une augmentation significative des rendements, selon le rapport mis en ligne le 11 novembre par la BAD.

Malgré les nombreuses contraintes qui ont perturbé sa mise en œuvre dès son démarrage, le projet est « sur la bonne voie » pour atteindre ses cibles, en matière de gains de productivité, d’amélioration des revenus et de nombre d’agriculteurs concernés. 

La mise en culture de variétés de semences performantes, la formation couplée des producteurs leaderset agents d’encadrement, ainsi que le triptyque suivi-appui-conseils rapprochés, ont ainsi stimulé les rendements dans les champs de maïs et de riz.

La productivité moyenne de maïs est passée de 1,5 tonne par hectare en 2016 à 2,6 tonnes. Une augmentation de 73%. Celle du riz a atteint 4,2 tonnes par hectare, contre 3,3 tonnes en 2016 (+27%). Quant au volume de production vivrière commercialisée, il a atteint presque 83.000 tonnes en 2020, alors qu’il se situait à moins de 5.000 tonnes en 2016.

Ces performances ont une incidence positive sur le revenu annuel par exploitation vivrière, souligne le rapport de la BAD. Le revenu est de 345 dollars et pourrait atteindre 458 dollars d’ici à l’achèvement du projet, en 2021. En 2016, ce revenu n’était que de 238 dollars.

Améliorer la sécurité alimentaire

« Les niveaux de productivité et de production enregistrés, ainsi que le dispositif de mise en marché des producteurs et le dispositif organisationnel des agences territoriales de développement agricole ont permis d’améliorer les revenus », explique le rapport. « La mise en valeur des infrastructures permettra aux acteurs de créer plus de valeur ajoutée ».

Afin d’assurer le suivi du projet et sa pérennité, 222 jeunes entrepreneurs ont été formés dans les centres d’incubation. À terme, l’objectif est de porter ce nombre à 400. En outre, 90 techniciens ont suivi des ateliers divers et une formation en suivi-évaluation alors que 18.260 agriculteurs ont été formés aux technologies résilientes.

De plus, 150 organisations de producteurs et groupements d’intérêt économique de femmes ont bénéficié d’équipements post-récolte. Ces équipements sont composés d’un kit de riz (deux batteuses-vanneuses, une décortiqueuse, une calibreuse de riz décortiqué et deux sertisseuses) et d’un kit maïs (deux égreneuses, deux calibreurs et un moulin). « Le démarrage effectif des travaux de réhabilitation des retenues d’eau, des aménagements en aval et les investissements à haute intensité de main-d’œuvre, couplé avec une mise à l’échelle des résultats obtenus et des champs-écoles pour les paysans, permettront de consolider les acquis », souligne la BAD. Qui voit là un moyen d’« agir significativement » sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet.

Il reste quelques difficultés à surmonter. Ne serait-ce que l’insuffisance des allocations annuelles des ressources attribuées par le Budget national. Ce manque de soutien budgétaire affecte notamment les activités d’installation des jeunes agriculteurs.




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