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samedi 19 octobre 2019
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Les créanciers de SAF-Cacao saluent l’assainissement des comptes par le nouveau repreneur plus d’1 an après sa liquidation

Les banques ivoiriennes faisant face à des dettes d’environ 150 milliards de francs CFA, suite à la faillite de SAF-Cacao, se félicitent des progrès réalisés après l’acquisition des actifs de l’ancienne entreprise exportatrice de cacao par la Société agricole du café-cacao (SACC). Implanté à San-Pedro, la 2ème ville portuaire de la Côte d’Ivoire (dans le Sud-Ouest), SAF-Cacao a été liquidé en 2018 à la suite d’une campagne désastreuse de 2016-2017, lorsque les prix mondiaux de l’or brun ont chuté de 40%.

L’agence Reuters s’est entretenue avec des dirigeants de 5 de ses créanciers, sous couvert d’anonymat. Ils ont tous exprimé leur satisfaction face aux perspectives. « La vente des actifs à la SACC a entraîné une restructuration qui a permis d’assainir les comptes et de générer de bonnes perspectives », a déclaré le directeur du département cacao d’une banque.

Le nouvel acquéreur envisage des exportations allant jusqu’à 100.000 tonnes pour la saison 2019-2020, contre seulement 15.000 tonnes la saison précédente, après avoir reçu un financement adéquat des banques et des contrats d’exportation du Conseil Café Cacao (CCC). Le directeur général de la SACC, Guy Roger Coulibaly, s’est dit confiant que la société honorera son engagement envers les banques et l’organe de régulation de la filière. « L’affaire SAF-Cacao est derrière nous. Nous bénéficions de la confiance des banques et de la CCC et nous nous efforçons de rembourser toutes nos dettes dans un délai de 10 ans, conformément à l’accord », a-t-il déclaré.

Avec l’arrivée de la SACC, plus de 70 milliards de francs CFA ont à nouveau été injectés par les banques qui semblent avoir retrouvé la confiance dans le secteur. « Les banques se félicitent des initiatives du gouvernement et du CCC qui ont permis à SACC de reprendre les actifs de SAF-Cacao sans pour autant laisser le secteur cacao dans une détresse. Les planteurs sont heureux de revoir une concurrence qui booste le prix bord champ dans la région Sud-Ouest », a confié un acteur du secteur.




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