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mercredi 11 février 2026
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Usibras, le plus grand transformateur de noix de cajou du Ghana, veut quitter le pays pour Côte d’Ivoire

L’usine d’Usibras à Tema, au Ghana

Présente au Ghana depuis 2015 avec son usine implantée à Tema, Usibras, la plus grande entreprise de transformation de noix de cajou du pays, a annoncé son intention de délocaliser ses activités vers la Côte d’Ivoire en raison de graves difficultés qui menacent sa survie. L’entreprise brésilienne explique que sa décision est motivée par 4 facteurs principaux : le manque de matières premières, le coût élevé des services publics, des droits de douane à l’exportation défavorables et la difficulté de maintenir une activité continue.

Avec une capacité de transformation installée de 35.000 tonnes de noix brutes de cajou par an pour un investissement de 15 millions de dollars, Usibras n’a pu obtenir que 7.000 tonnes cette année. « L’approvisionnement en noix de cajou du Ghana ne permet pas une transformation à l’échelle industrielle », a souligné l’entreprise, avertissant que la pénurie compromet sa compétitivité.

Les difficultés sont aggravées par la hausse des coûts d’électricité et d’exploitation, ainsi que par les droits de douane de 15% imposés sur les exportations vers les États-Unis, son principal marché. Selon la direction de l’entreprise, la combinaison de matières premières limitées et de lourdes taxes douanières rend la transformation au Ghana de plus en plus difficile.

Une partie de l’intérieur de l’usine

Cette possible délocalisation présente des risques économiques et sociaux importants. Usibras emploie actuellement 700 personnes, mais face à la réduction des volumes de transformation, l’entreprise a déjà commencé à réduire ses effectifs. Une fermeture totale priverait des centaines de foyers de revenus.

Pour éviter au groupe brésilien sa délocalisation du Ghana vers la Côte d’Ivoire, des citoyens demandent au gouvernement du président John Dramani Mahama l’instauration de politiques fiscales similaires à celles en vigueur en Côte d’Ivoire afin de protéger les transformateurs et rendre le secteur cajou compétitif.    

OSSÈNE OUATTARA




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