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vendredi 7 août 2020
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Côte d’Ivoire : La filière cajou frappée de plein fouet par la pandémie de Covid-19

Au moment où démarrait la campagne de commercialisation de l’anacarde 2019-2020 en Côte d’Ivoire (mercredi 5 févier), l’Asie faisait déjà face à la pandémie de Covid-19. Le Viêt Nam, principal pays destinataire des noix de cajou brutes ivoiriennes, était frappé de plein fouet. L’impact sur la traite a été immédiat : absence de clients et de contrat ; pas de financement, donc pas de liquidité. Résultat : freinage des achats.

Toutes ces difficultés ont été relevées par le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), au cours d’un point presse qu’il a animé mercredi 29 avril, relativement aux conséquences de la crise sanitaire mondiale sur les 2 filières agricoles.

Pour l’anacarde, les nuages ont commencé à se dissiper au niveau de la commercialisation intérieure, selon Adama Coulibaly. « Malgré la pandémie, 331.000 tonnes de noix brutes ont été enlevées chez les producteurs à la date de dimanche 26 avril. Ce sont 12.000 tonnes de moins, à la même période en 2019 », a-t-il affirmé. Le patron de l’organe de régulation se veut optimiste. Car « nous avons extrêmement bien préparé cette campagne avec les acteurs, ce qui permet à ces derniers de tenir la route, même s’ils n’exportent pas et que les magasins sont remplis de produits. Vous pouvez parcourir la Côte d’Ivoire de l’extrême Ouest à l’extrême Est, aujourd’hui le produit s’achète à 400 francs CFA bord champ », a précisé le directeur général.

Mais le Covid-19 a une incidence sur les premiers contrats internationaux de livraison. Négociés puis signés entre 1.400 et 1.550 dollars la tonne, le prix CAF (Coût, assurance, fret) a chuté et se situe entre 900 et 1.000 dollars la tonne. « Cette situation est due à l’arrêt des activités chez les 2 principaux transformateurs que sont l’Inde et le Viêt Nam », a expliqué Adama Coulibaly.

Pour des raisons climatiques, la production nationale de noix brutes n’atteindra pas les 800.000 tonnes espérées. Le volume devrait tout de même se situer entre 720.000 et 730.000 tonnes. Ce qui n’est pas négligeable, vu qu’il maintiendra à coup sûr la Côte d’Ivoire à son rang de premier producteur mondial.

Le coton 

La filière coton ne se porte pas si mal. La pandémie pourrait même réveiller l’industrie textile ivoirienne en sommeil depuis des années. Les besoins de la Côte d’Ivoire en termes de fabrication locale de plusieurs millions de masques de protection sont « une opportunité pour la filière textile de rebondir », espère le directeur Adama Coulibaly.

Pour la campagne 2018-2019, la production cotonnière a connu une augmentation avec 468.740 tonnes. Avec un prix record de 300 francs CFA le kilogramme de coton graine et le nombre de producteurs qui est passé de 94.000 à 103.000, « la campagne s’est bien déroulée », a conclu le patron du CCA. La Côte d’Ivoire est le troisième pays producteur africain d’or blanc.

OSSÈNE OUATTARA




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