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mercredi 21 août 2019
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Un village de 300 habitants dans le Centre du Mali décimé dans une attaque

Les premiers témoignages donnent l’ampleur du massacre. « Nous avons pour le moment 95 civils tués, les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », ont rapporté Jeune Afrique et l’AFP citant un élu de la commune où se situe le village de quelque 300 habitants pris pour cible dans la nuit de dimanche à ce lundi 10 juin. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation », a ajouté cette source.

Une source sécuritaire qui se trouve sur place a indiqué que « c’est un village dogon qui a été quasiment rasé ».

Ratissage en cours

« Le gouvernement de la République du Mali informe qu’une tragique attaque armée a été perpétrée ce lundi, vers 3 heures du matin, dans le village de Sobame Da, dans la commune de Sangha, dans la région de Mopti. Des hommes armés, soupçonnés d’être des terroristes, ont lancé un assaut meurtrier contre ce paisible village », a affirmé le gouvernement malien dans un communiqué, affirmant que des animaux ont été abattus et des maisons incendiées. « Des renforts sont actuellement déployés dans le secteur et mènent un large ratissage pour traquer les auteurs », a précisé le gouvernement, assurant que « toutes les mesures seront prises pour arrêter et punir les auteurs de ce carnage ».

Une tragédie

« C’est un choc, une tragédie » qui se produit « alors qu’on discute du renouvellement du mandat », a déclaré depuis le siège des Nations unies à New York le chef de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif, en regrettant que l’État malien ne soit pas assez présent dans le centre pour empêcher les affrontements interethniques.

Conflits intercommunautaires

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord au Centre du pays, voire parfois au Sud. Elles se concentrent surtout dans le Centre et se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires.

Ces flambées de violence ont culminé le 23 mars avec le massacre, à Ogossagou, près de la frontière burkinabè, de quelque 160 villageois peuls par des membres présumés de « Dan Nan Ambassagou », une confrérie de chasseurs dogons. Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement malien avait prononcé la dissolution de ce groupe. « Dan Nan Ambassagou » avait démenti toute implication dans la tuerie, mais son chef militaire, Youssouf Toloba, avait rejeté cette dissolution et refusé de « déposer les armes ».

FOFYE AKIMBONI




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