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mercredi 28 octobre 2020
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Guinée-Bissau: Le limogeage de 2 figures de la lutte antidrogue inquiète les États-Unis

Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude suite à l’expulsion de Guinée-Bissau des responsables de la lutte contre le trafic de drogue. Selon les autorités américaines, l’équipe locale obtenait des résultats « extraordinaires ». Lors d’une conférence de presse téléphonique, Heather Merritt, secrétaire d’État adjointe du Bureau des Affaires internationales de stupéfiants et de la répression, a déclaré mardi 21 juillet que Washington était préoccupé par « les questions de liberté d’expression » en Guinée-Bissau et qu’il avait des doutes quant aux efforts déployés pour lutter contre le trafic de drogue dans le pays.

« La Guinée-Bissau est l’un des points auxquels les États-Unis prêtent attention. C’est un problème depuis de nombreuses années en tant que scène du trafic de drogue et nous sommes préoccupés par le type de gouvernement qu’il a et les efforts qu’il fait ou ne fait pas pour empêcher le trafic de drogue », a-t-elle déclaré.

L’enjeu, a expliqué Heather Merritt, est le limogeage de la ministre de la Justice, Ruth Monteiro, et celui de la directrice de la police judiciaire, Filomena Lopes. Toutes deux ont été remplacées par des membres du gouvernement actuel dirigé par Nuno Nabiam. Ces responsables « ont obtenu des résultats extraordinaires » dans la lutte contre le trafic de drogue, a rappelé la diplomate américaine.

Sous la direction de Filomena Lopes, la police judiciaire bissau-guinéenne a saisi plus de 2 tonnes de cocaïne. Ces affaires ont abouti à la condamnation des principaux suspects. Cette performance est considérée par madame Merritt comme une « grande victoire dans la lutte contre la drogue » et un « exemple » pour les autres pays.

L’ancienne ministre de la Justice, Ruth Monteiro, est actuellement au Portugal après avoir dénoncé les persécutions dont elle est victime de la part des autorités bissau-guinéennes.

L’Afrique de l’Ouest, a expliqué Heather Merritt, est désormais une « plate-forme d’entrée » pour la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud, comme le prouvent « les saisies record effectuées au Cap-Vert ». Ces drogues « financent le crime organisé » dans les pays de la région et du Golfe de Guinée, ainsi que des « réseaux terroristes », a-t-elle ajouté.

FOFYE AKIMBONI




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