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samedi 19 octobre 2019
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Consultations de haut niveau sur les risques & catastrophes naturelles en Afrique de l’Ouest et du Centre, à Abidjan

Panel de discussion sur la coordination avec les gouvernements, pilier du programme d’ARC dans les pays. Animé par Kiné Faty, responsable de l’engagement pays Afrique de l’Ouest et du Centre

Abidjan, mardi 17 et mercredi 18 septembre. African Risk Capacity (ARC) – l’agence de gestions de risques et catastrophes naturelles de l’Union Africain (UA) – a réuni une cinquantaine de ses coordinateurs nationaux et autres points focaux de 13 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ils ont été rejoints par des représentants d’institutions régionales, d’ONG et de partenaires multilatéraux en vue d’un atelier. Cette rencontre a pour objet de recueillir leurs avis sur les besoins des États dans leur gestion des crises climatiques et environnementales.

Christiana Adokive George, conseillère Genre à ARC, présentant comment appliquer une perspective de genre au financement des risques climatiques

Ces consultations de haut niveau ont aussi été l’occasion pour les participants de se faire une idée des nouveaux produits qu’ARC développe pour prévenir certains types de catastrophe tels que les inondations, les cyclones tropicaux, les foyers de flambée épidémique. Jusqu’ici, seule la pluviométrie était prise en compte par Africa RiskView, le logiciel de prévisions météorologiques d’ARC. Et sa société d’assurance, ARC Ltd, ne couvrait que les risques de sécheresse depuis 2014, avec de dédommagements de populations affectées. Comme l’annonce d’octroi de 22 millions de dollars au Sénégal, le 5 septembre 2019, pour couvrir les pertes générées par les mauvaises récoltes causées par les graves déficits pluviométriques. Ou encore le décaissement à la Côte d’Ivoire de 440 millions de francs CFA pour soutenir les populations du Centre du pays touchées par l’insuffisance des pluies.

Il a été demandé aux coordonnateurs nationaux de proposer des orientations pour l’opérationnalisation des nouveaux produits. Les conclusions serviront de substrat au programme d’actions de l’agence spécialisée de l’UA, les prochaines années.

Assia Sidibé, cheffe des relations avec les gouvernements Afrique de l’Ouest et du Centre à African Risk Capacity

Ponctués par 4 panels (axés sur le financement des risques, la communication dans le contexte d’une catastrophe climatique, les risques émergents et la mise en place de nouveaux produits, la coordination avec les gouvernements), les travaux de l’atelier de 2 jours ont porté sur divers thématiques. Des ébauches de réponse ont été apportées aux questions prioritaires. Telles que : stratégies de financement des risques de catastrophe en Afrique de l’Ouest et du Centrale (quels instruments faut-il utiliser pour faire face aux plus importants risques liés au climat dans ces régions du continent ?), financement innovant en soutien aux mécanismes régionaux des réserves alimentaires (comment l’assurance d’African Risk Capacity peut être utilisée comme outil de financement innovant pour soutenir le mécanisme de réserve alimentaire ?), cadre harmonisé et Africa RiskView, travail en tandem pour de meilleures synergies (comment les données du cadre harmonisé pourraient être utilisées pour valider les données du logiciel Africa RiskView, en plus des mécanismes nationaux pour mesurer l’insécurité alimentaire liée à la sécheresse ?).

Ces interrogations ont servi de fils conducteurs aux travaux de groupes animés par des experts de l’agence spécialisée de l’UA.

Papa Zoumana Diarra, chef de la planification opérationnelle à ARC, animant le groupe de travail consacré au financement innovant en soutien aux mécanisme régionaux de réserves alimentaires

OSSÈNE OUATTARA




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